Au carrefour de l’Asie, la Thaïlande s’est nourrie de ses voisins, de l’Inde qui lui a apporté sa religion, son écriture et le curry, de l’islam des mers du sud qui l’a initiée au commerce, puis finalement de l’occident qui lui apporte sciences et technologies, et surtout de la Chine qui lui a donné sa langue, son argent, le riz et le thé, «thé qui a ses rites comme le vin, comme toute boisson de civilisation qui se respecte»
Ces apports ont été intégrés, la Thaïlande n’a jamais été débordée par ces nouveautés et a toujours pris soin de les modifier avant de les adopter (ajouter un aromate aux cuissons chinoises, multiplier les épices dans le curry) donnant naissance à une cuisine originale.
La cuisine thaïlandaise a gagné à la fois de ses apports extérieurs et de la force intérieure du pays, mais aussi de son climat et de ses sols.
Que cuisiner sinon ses produits issus de son agriculture et de ses élevages, de sa pêche et de ses cueillettes ?
Avec eau et soleil à volonté, des centaines de kilomètres de côtes, des forêts tropicales luxuriantes, les paysans apportent une profusion d’ingrédients qui feraient le bonheur de tout bon cuisinier.
La Thaïlande nous donne les épices les plus savoureuses comme le galanga, ramassé dans la forêt que l’on retrouvera dans le tom ka kay, soupe de poulet à la noix de coco, les fruits les plus étonnants comme le Jacquier que l'on trouvera dans les salades de fruits, ou les légumes les plus subtiles telles les pousses de bambou qui faisaient chanter les poètes.
Cette cuisine ne ressemble pas à la notre, mais que de savoirs pour ces planteurs de riz parfumé et cette cuisine à la vapeur, si prisée par notre diététique moderne. Cette quête de l’altérité n’est-ce pas aussi le destin de notre siècle ? Nous souhaitons avec nos moyens, contribuer à l’essor de cette cuisine particulièrement riche et remarquable, et en faire profiter Lyon.
Avant la différence dans l'art culinaire thaï lui même, on notera une différence dans les arts de la table.
Au français on apporte les unes après les autres des assiettes préparées, qui lui sont propres.
Au thaï on fournit une assiette vide qu'il remplira lui même des mets qu'il piochera dans les plats centraux amenés ensembles, à disposition de tous les convives.
Aux chats siamois nous vous servirons selon votre préférence, soit nous préparerons vos assiettes en cuisine, soit nous servirons la table "à la thaïe".
Un repas thaï classique est composé au minimum de quatre plats, parfois beaucoup plus. Chaque convive commande un plat qui est ensuite partagé entre tous. A la base, un repas est habituellement constitué par un curry qui est accompagné par une fricassée poivrée à l'ail. La soupe et l'omelette font aussi partie des incontournables. Les plats principaux sont servis avec du riz apporté individuellement, mais aussi point de repas thaïs sans légumes.
Les connaisseurs choisiront des plats qui, ensemble, présenteront une harmonie de saveurs et d'ingrédients, le piment, parfois très fort sera doublé par une saveur aigre-douce, et aux coté d'une volaille, on trouvera un produit de la mer et une viande. Cependant, comme la Thaïlande est le pays des hommes libres, chacun peut en toute quiétude transgresser à sa guise ces règles de base et choisir ce que bon lui semble.
Nous ferons une remarque particulière sur le piment. La cuisine thaïe est très épicées, coriandre, gingembre, citronnelle, basilic etc.. mais l'une de ces épices n'est pas sans poser quelques problèmes : Le piment. La cuisine thaïe est épicée et pimentée, le piment disséminé au travers des salades (yam et laap) ou des soupes (tom) et des curry, aide à rafraîchir le corps par les grandes chaleurs. Sous nos climats plus frais, on aura vite tendance à le trouver plutôt chaud. N'hésitez donc pas à nous prévenir si vous le craignez, nous adapterons nos préparations. Par ailleurs nos chats vous aideront à déminer votre repas en cas de besoin.